Vers la mer, Anne-Sophie Stefanini
A la veille de ses 19 ans, Laure partira vers le Sud et vers d’autres contrées dans le sillage des grandes aventurières d’une autre époque. C’est un voyage qu’elle mûrit depuis son enfance et dont sa mère Catherine qui l’a élevée seule lui a donné l’envie.
Pour leur dernier tête-à-tête, Catherine accompagnera Laure en voiture de Paris jusqu’à Nice. Nice, la ville dont elle est originaire mais qu’elle a quitté vingt ans plus tôt pour fuir sa mère atteinte d’Alzheimer et vivre son propre voyage initiatique…
Point d’homme dans cette famille-là, mais deux personnages féminins (la mère et la fille) entiers, capables de partir du jour au lendemain sans aucune attache.
Et le voyage en voiture s’étire au rythme des rencontres et des avaries matérielles.
Seulement voilà, je n’ai pas du tout adhéré aux personnages, à leur dessein, à la fatalité qui les accablerait. Certes, l’univers intérieur des deux femmes, peuplé de rêveries de voyages, n’est pas dénué de charme mais le propos de l’auteure est confus et le roman égrène clichés et réflexions romantico-naïves que j’ai trouvé assez ennuyeuses.
Un roman qui à mes yeux manque de maturité. Dommage.
J’ai découvert Vers la mer dans le cadre de la présélection pour le Prix du roman Fnac 2011.
Vers la mer, Anne-Sophie Stefanini, éditions JC Lattès, août 2011, 235 pages.
